Les liens de Che Guevara avec le football

par • 22/11/2016 • A la une, Amérique du SudCommentaire (0)4431

Che GuevaraMarseille, Livorno, Sankt-Pauli, le Rayo Vallecano et bien d’autres… Pour beaucoup de supporters dans le monde, le Che est une icône. Un symbole de rébellion comme pour lutter contre une répression accrue ou un football devenu plus business que populaire. Mais combien connaissent les rapports qu’entretenait le Che avec le football et le sport en général ? Aujourd’hui, La Grinta se penche sur la légende sportive d’Ernesto Guevara Lynch de la Serna en initiant une certaine reconstruction historique : la relation du Che avec le football. 

Le temps passe si vite. Quarante-huit ans depuis son assassinat dans une humble petite école du village de La Higuera, en Bolivie. Et le Che Guevara est toujours là, comme s’il n’était jamais parti. Son visage sur un drapeau accroché au pied d’un virage ou flottant dans les airs d’une curva. Sa réputation depuis lors, et déjà avant, n’a cessé de grandir dans le monde entier, se transformant en symbole universel de la rébellion et en un exemple de sacrifice personnel pour une cause noble. Ernesto Guevara Lynch de la Serna né à Rosario, en Argentine, est parti à la rencontre de son destin depuis ses années de jeune étudiant en médecine. Il partage sa vie avec les immenses et profondes multitudes de désemparés en Amérique Latine et ainsi se convertit en « el Che ». Mais quelle était la relation de celui qui fut encore présent dans les gradins lors de la dernière finale de Coupe du monde Argentine-Allemagne, sans que personne ne prévînt que ce visage si rebelle ne faisait que des miettes de la règle monacale de la FIFA sur l’interdiction des drapeaux politiques ? Mais le Che est bien au-delà de Blatter, bien au-delà d’une institution éclaboussée par la corruption comme nous l’ont démontré les deux ouvrages de David Yallop (Comment ils ont volé le jeu) et de Andrew Jennings (Carton rouge). Cependant, on peut s’imaginer, avec une certaine marge d’erreur, que le Che n’était pas un fanatique de football. Mais qu’en sait-on vraiment ? Et s’il l’avait vraiment été ?

Il n’y a que très peu de personnes qui ont écrit au sujet du Che et de sa relation avec le football. Il faut donc effectuer une certaine reconstruction historique réalisée par des historiens, des témoins et des auteurs pour trouver des détails qui ne trompent pas. Le Che, un footballeur ? Loin d’être impossible, encore moins pour un gamin né en Argentine, pays où le football est une religion. « Un jour, je ne me souviens plus exactement, il jouait au football avec d’autres garçons et je l’ai vu revenir à la maison très sérieux. Il est entré dans sa chambre chercher un pantalon et puis il est ressorti. Je lui ai demandé : ‘Où vas-tu avec ce pantalon?’, il m’a répondu : ‘ C’est pour un ami noir, son pantalon est complètement troué et il ne peut plus jouer. Et de plus, pourquoi aurais-je dix pantalons alors que mon ami n’en a aucun ? Ses parents n’ont pas d’argent pour lui en racheter un autre alors je vais le lui donner », confiait Rosario González la nourrice du Che, qui est aujourd’hui décédée. Un premier signal. Il n’y a pas de précision sur la date exacte, mais ce geste serait arrivé au milieu des années 1930. Ernestito De la Serna, le fils des Guevara, débarque à Alta Gracia dans la province de Cordoba en Argentine à l’âge de quatre ans. Ses parents avaient choisi cette ville sur conseil du médecin familial, devant l’enfant asthmatique, qui a recommandé la recherche d’un climat beaucoup plus sec.

Son enfance de Rosario à Alta Gracia

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La maison natale du Che à Rosario en Argentine. (Bastien Poupat/La Grinta)

« En 1937 ou 1938, je me souviens qu’Ernesto a organisé une rencontre entre des catholiques et des athées. Ce match se jouait en face de la porte de maison à Alta Gracia, dans la rue. J’étais élève du Collège Champagnat, qui était une école catholique, mais Ernesto était un ami et il a voulu que je joue avec lui dans l’équipe des athées. La vérité, je ne me souviens pas du score exact. J’habitais à Buenos Aires, mais j’allais toujours en vacances à Alta Gracia parce que nous avions une maison là-bas. Ainsi est née mon amitié avec le Che », rapportait Charles Figueroa, ami d’enfance du Che au magazine argentin Un Caño (un petit pont). De ce que l’on sait, le poste de Guevara était déjà décidé, il serait gardien de but. La cause était simple : éviter les épuisements prématurés par l’asthme. Bien qu’avec la postériorité, quand il jouait au rugby, certains témoins l’ont vu se retirer de quelques rencontres pour prendre quelques “bouffées de poudre” comme il l’appelait. Mais ses amis d’enfance sont tous formels, une fois qu’Ernesto est sur le terrain et joue pour une équipe : il veut la victoire et rien d’autre, qu’importe les circonstances atténuantes d’une santé fragilisée par l’asthme. « Il lisait les chroniques sportives tous les jours pour être informé sur les championnats professionnels de football, et comme la majorité de ses amis étaient fidèles aux mêmes clubs – Boca Juniors et River Plate comme la plupart des Argentins – Ernesto Guevara a voulu choisir un club distinct et qui le démarquait. Quand il a découvert l’existence de Rosario Central, un club de la ville où il était né, il a férocement adhéré à sa devise. À partir de ce moment-là, il a été enchanté et a commencé a suivre les Canallas en posant très souvent la question aux personnes qu’il rencontrait : De quel club es-tu ? Il le faisait car cela lui donnait l’opportunité de répondre avec une certaine arrogance : de Rosario Central. Je suis rosarino », racontait Hugo Gambini dans son ouvrage El Che Guevara. Enfant, le Che découvre donc l’existence de Central. Bien que l’écrivain Hugo Gambini ne dévoile pas ses sources, étant né à Rosario, certains déduiront que son paternel était canalla. “Lorsqu’on habitait à Alta Gracia, quand mes enfants Roberto et Ernesto étaient encore enfants (huit et onze ans) un de mes amis très proche leur a demandé sur le ton de la plaisanterie : ‘Je suis sûr que vous ne connaissez même pas un joueur de Boca Juniors ?’. Quelle n’était pas, la surprise de mon ami quand les deux à l’unisson lui ont donné à toute vitesse les noms des onze joueurs qui avaient pour habitude de démarrer titulaire… Ils étaient en plus capables de donner de mémoire les joueurs de River, du Racing, de Tigre et de la majorité des clubs de première division. Réellement, le football les passionnait”, écrivait Ernesto Guevara père, aujourd’hui décédé dans Mon fils le Che.

Les enfants qui sont amateurs de football de nos jours pourront s’étonner du bon usage que donnait le football sur la mémoire et les Guevara étaient des exemples parmi tant d’autres. Les générations PES et FIFA doivent savoir que dans les années 1930 en Argentine, pour les hommes mais aussi pour les femmes, cela était presque un péché, de ne pas connaître les formations des clubs de l’élite. Quelques années plus tard, un ami tentera de faire d’Ernestito un supporter du Racing, d’Avellaneda. « Nous avons voulu le faire supporter le Racing, parce que el Pelao, que Ernesto adorait, avait signé au Racing et nous, nous étions supporters du Racing, et voulions le convaincre. Mais à ce moment-là il m’a répondu : ‘Je serai supporter de Rosario Central jusqu’à la mort’ ». L’anecdote est signée Alberto Granado, ami d’enfance d’Ernestito, à un intégrant de l’OCAL, Organisation de la Canalla Anti-Leproso (Leproso étant le surnom du plus grand rival de Rosario Central, les Newell’s Old Boys) qui existe seulement pour se moquer des Newell’s. Cette amusante association a aussi demandé à Granado pourquoi Ernesto était de Central et non des Newell’s. Le vieil ami a engagé une déduction fort plausible : « Parce que ceux de Newell’s étaient les pitucos (ndlr : les enfants bien éduqués et de bonne famille) et le Che a toujours lutté contre les pitucos ». Pour l’OCAL, ces mots résonnent comme une manne tombée du ciel. Quelle fierté de pouvoir affirmer que le Che était un fan de Rosario Central. “Je peux même dire que l’idole du Che était un joueur dénommé Torito Aguirre de Rosario Central”, assure Charles Calica Ferrer, un autre ami du Che avec qui il effectuera un voyage à travers l’Amérique Latine. Quand Waldino, alias El Torito Aguirre, a fait sa première apparition sous le maillot de Rosario Central en 1941, Ernesto avait 13 ans. Et bien que personne ne se rappelle avoir vu un jour Ernestito dans les tribunes de Central, il se sait qu’il suivait avec attention les matchs, les buts et les exploits de Waldino. Lors du clasico Central-Newell’s en 1949, Aguirre, après avoir dribblé la plupart des joueurs de l’équipe adverse, inscrit un but et ira le célébrer en face de la tribune visiteuse en baissant son short. Comment le Che pouvait-il avoir eu une autre idole ? Pour la petite histoire, El Torito a été assassiné en octobre 1977, arrêté par la police, en état d’ivresse et après un vol. Dans une période douloureuse de l’histoire de l’Argentine, les hommes en uniforme se sont chargés de l’un des joueurs les plus extraordinaires que Central ait connu.

Le voyage à travers toute l’Amérique latine

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La Plaza Che Guevara à Rosario en Argentine. (Bastien Poupat/La Grinta)   

Selon la légende, à l’adolescence lorsqu’Ernesto vivait à Cordoba où il suivait les cours du secondaire, certains affirment qu’il aurait joué sous les couleurs de Bouwer, un club au sud de la ville. Mais l’absence de plus grandes précisions à ce sujet oblige à prendre cette information avec précaution. « Nous nous trouvions avec des routiers qui jouaient au football et s’entraînaient car ils devaient rencontrer une équipe rivale en championnat le dimanche suivant. Alberto a pris un sac à dos, une paire d’espadrilles et nous avons commencé à jouer avec eux. Le résultat a été spectaculaire : nous avons été engagés pour le match du dimanche suivant, avons obtenu un salaire, une maison, de la nourriture et un transport jusqu’à Iquique. Deux jours plus tard, nous avons conclu cette aventure par une victoire splendide de l’équipe dans laquelle nous jouions tous les deux… », note le Che dans son journal de bord à l’été 1952 au Chili. Alberto Granado, âgé de 30 ans à l’époque, avait enthousiasmé Ernesto Guevara qui en comptait 23, pour initier un voyage dans toute l’Amérique latine en moto. L’aventure s’est poursuivie au Pérou où Guevara relate : « Dans les ruines du Machu Picchu, nous tombons sur des personnes jouant au football et tout de suite nous avons obtenu une invitation. J’ai eu l’opportunité d’effectuer quelques beaux arrêts. J’ai ensuite déclaré avec toute humilité, mais non sans mentir, que nous avions évolué dans un club de première division à Buenos Aires avec Alberto, qui lui, éclairait de son habileté le milieu de terrain. Notre habileté relativement excellente ne nous a pas volé la sympathie du propriétaire du ballon qui était chargé d’hôtel et nous a invité à passer deux jours dans son lieu de travail ».

Ce match joué aux ruines du Machu Picchu, ne serait pas l’unique. Le Che poursuivait toujours l’expérience sportive, par exemple dans l’hôpital de San Pablo, aussi au Pérou, dont certaines scènes ont été reflétées dans le film « Carnet de voyage ». Comme le confirme Alberto Granado : « Je me souviens encore du terrain de l’hôpital de San Pablo parce qu’il était merveilleux. Il était entouré d’arbres et assez large. Nous jouions contre les lépreux et contre les sains, qui étaient divisés en deux équipes ». Guevara est passé de joueur a entraîneur à leur arrivée à Leticia, en Colombie. C’est la dernière allusion faîte au football dans ce journal de voyage : « Tandis que nous attendions notre avion, l’équipe nous a proposé d’entraîner pour le match suivant car elle était en pleine crise et n’avait plus d’entraîneur. Au départ nous pensions seulement entraîner pour ne pas s’incruster, mais comme ils étaient très mauvais nous nous décidons à jouer. Avec le brillant résultat que nous avons obtenu avec l’équipe considérée comme la plus faible du championnat, nous sommes restés à Leticia. Nous avons été jusqu’en finale mais nous avons perdu le championnat aux penaltys. Lors de cette demi-finale, Alberto était inspiré et a étalé tout son talent, moi j’ai arrêté le penalty pour aller en finale qui va rester dans l’histoire de Leticia ». Après cette finale perdue, dès leur retour en Argentine ils rencontreront même Alfredo Di Stéfano, dans des circonstances tombées dans l’oubli. À cet instant, l’histoire éloignera le Che des terrains de football. En 1953, il entreprend un second voyage en Amérique latine, en compagnie de Calica Ferrer, et se retrouve au Guatemala en décembre de cette année. Guevara se convertira désormais en Che.

De la révolution cubaine à la politique

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La maison d’enfance du Che à Alta Gracia aujourd’hui transformée en musée. (Bastien Poupat/La Grinta)

Ceci est peut être la dernière note concernant le football qui est apparue dans le livre d’Alberto Granado  Avec le Che en Amérique latine  : « En 1963, à Santiago de Cuba, nous avons fait un match de football. Il était ministre des Industries et devenu un personnage très populaire. Mais quand il était dans ses buts plus rien ne l’importait. Quand il était dans ses buts, il était un gardien de but et rien de plus. Nous étions en face de l’équipe de football de l’université, qui était entraînée par Arias, un Espagnol. Dans ce match, Arias a reçu la balle et a tranquillement avancé, mais le Che est sorti de manière spectaculaire dans ses pieds en le bougeant assez violemment. Personne ne pensait que le ministre était capable de réaliser cela… ». À Cuba, l’histoire du pays et du sport cubain en général a définitivement basculé après la révolution initiée par Fidel Castro où le Che fut nommé Commandant. « En ces temps d’anxiété d’esprit, il faut fortifier son corps pour se maintenir. Dans les villes surtout, où l’air est pesant et étouffant. Pour les enfants, il faut renforcer le corps à mesure qu’ils se renforcent l’esprit ». Les mots sont signés José Marti, artisan de l’indépendance à Cuba, fervent défenseur de l’éducation physique. Poursuivant les principes de Karl Marx selon lesquels « l’éducation repose sur trois notions : l’éducation intellectuelle, l’éducation physique et l’éducation technique », le leader spirituel de la révolution de 1959 va ainsi inspirer le régime castriste et donc le Che, dans la politique sportive qu’il va mettre en place. En 1961 (année de l’éducation à Cuba), de nombreuses réformes sociales vont voir le jour et vont concerner toutes les couches de la population. L’une d’entre elles porte sur le sport et sa pratique, chose inimaginable quelques années plus tôt sous la dictature de Batista où le sport était seulement réservé aux classes les plus aisées. « Il faut que la révolution s’occupe de l’éducation physique et du sport de manière fondamentale pour notre pays. Pour l’oligarchie exploitante, cela n’a jamais été une priorité mais pour la révolution, si. Tout simplement parce que dans l’éducation physique et le sport, il y a la santé de notre peuple », déclarait Fidel Castro en 1962. C’est également cette année-là, où le Che était aussi au gouvernement, que la fédération cubaine de football deviendra membre de la CONCACAF et que le gouvernement cubain fonde une institution qui révolutionnera le sport sur l’île : l’INDER (Institut National des Sports, de l’Education physique et des Loisirs). Sa mission est simple, il doit viser à favoriser la pratique des loisirs, établir les programmes d’éducation physique, former les cadres nécessaires au développement de l’éducation physique et organiser les compétitions nationales et internationales. Le sport va alors devenir un droit du peuple et entrer dans la vie des cubains comme un outil éducatif et idéologique.

En 1963, le Madureira EC, un club carioca au Brésil aura l’idée folle d’effectuer un tour du monde en disputant 50 rencontres amicales. À Cuba, ils ont disputé cinq matchs amicaux contre des équipes du championnat national et contre des sélections créés pour l’occasion. Le Madureira EC remportera les cinq. Mais le plus important fut le dernier. Une victoire 3-2 devant une sélection de la capitale cubaine. Ce jour-là, le 18 mai 1963 depuis la tribune, le ministre de l’Industrie Ernesto Guevara a assisté à la rencontre. Après le collationnement, le Che habillé avec un uniforme militaire, s’est mélangé avec les footballeurs sur le terrain et a été photographié par la délégation où l’entraîneur Zé da Gama offrait le ballon du match à Guevara. “Il a été très sympathique et les garçons l’ont beaucoup apprécié”, contait Carlinhos Maracaná, président du club à cette époque. Les footballeurs avaient rencontré le Che la nuit précédente lorsqu’il les avait salué dans l’hôtel Hilton de la Havane, rebaptisé Cuba Libre après la révolution de 1959, où ils se logeaient. “Le contact a été très chaleureux. Il est venu nous rencontrer, nous a donné des écus de Cuba, on sentait que c’était un homme entier”, se souvenait Jorge Farah, joueur du Madureira EC.

Alors, le Che, un footballeur ? Non, non. Il est possible d’évoquer une activité qui le distrayait ou peut-être d’une passion. Sans aucun doute, il a été beaucoup plus performant dans tout ce qu’il a entrepris d’autre. Mais, cela n’effacera pas l’orgueil légitime des supporters de Rosario Central. Le Che était de ceux-ci. En 1997, un groupe de supporters canallas a voyagé à Cuba pour célébrer, comme tous le 19 décembre depuis 1971, la tête plongeante d’Aldo Pedro Poy. Petit retour en arrière, en 1971 Rosario Central devient le premier club en dehors Buenos Aires à remporter le titre après une victoire 1-0 en demi-finale au Monumental de River Plate le 19 décembre 1971 contre… leur voisin  leproso  des Newell’s Old Boys. Le héros du soir se nomme Aldo Pedro Poy, et sa tête plongeante victorieuse est devenue un rite pour tous les fans de Central qui s’amusent à mimer ce geste tous les ans à cette même date. Le 19 décembre porte même un nom « el festejo de la Palomita de Poy ». Les fans de Central vont même encore plus loin avec cette requête au Guinness Book des records, réclamant que ce but de Poy soit reconnu comme le plus célébré de l’histoire ! Il y a encore quelques mois, ce dernier déclarait  « Ce but a marqué ma carrière. Il a permis aux Canallas de se réunir au moins une fois par an pour être heureux ». Ce 19 décembre 1997 donc, Ernestico, l’un des enfants du Che, a lancé la balle à Poy en personne et le coup de tête a été immortalisé à La Havane. À Alta Gracia, dans la maison-musée du Che, se trouve un petit arbre. L’arbre qui a été planté sous la terre apportée de Cuba en octobre 2002 par quelques membres de l’OCAL, comme pour ne jamais oublier. Pourtant dans l’esprit de nombreuses personnes encore aujourd’hui, ce que représente le Che ne mourra jamais.

Par Bastien Poupat à Buenos Aires pour La Grinta

Twitter @BastienPoupat
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